Ouvrons ce soir une nouvelle voie pour l’avenir, pour l’union de la gauche et des écologistes.
Je le répète depuis maintenant dix-huit mois : l’idéologie de Jean-Luc Mélenchon n’est pas la nôtre. Ses positions ne sont pas les nôtres. Son projet n’est pas le nôtre.
Les Français, avec raison, jugent très sévèrement l’alliance électoraliste de la Nupes phagocytée par LFI. La division, le bruit, la fureur, sont à l’exact opposé de ce qu’attendent nos concitoyens, confrontés dans leur quotidien à la brutalité de la situation économique et sociale et désorientés par la marche d’un monde toujours plus tourmenté.
Les désaccords avec la direction de LFI portent sur le fond. Ce n’est pas un problème de méthode, d’organisation, mais de valeurs et de convictions. Ce ne sont pas des erreurs stratégiques, ce sont des fautes éthiques : la marche contre l’islamophobie aux côtés d’organisations communautaristes, l’ambiguïté face à Vladimir Poutine, l’absence d’appel à l’apaisement pendant les émeutes de juin, « La police tue », « Yonathan Arfi d’extrême droite », la comparaison de Fabien Roussel avec le collaborationniste Doriot, l’incapacité de certains à qualifier le Hamas d’organisation terroriste, ou pire encore ce matin le légitimer comme un mouvement de résistance comme l’a fait la députée Danièle Obono… Comment peut-on ainsi insulter la mémoire de ceux qui, dans notre pays, savent ce que fut la résistance et le prix qu’ils ont payé face aux totalitarismes ?
Cette faillite morale, cette indignité, je le sais, sont partagées très majoritairement par des centaines de milliers de militants, d’élus, de sympathisants, d’électeurs de gauche : ils ne supportent plus de se taire, d’être assimilés, et de fait représentés par des mots, des positions, des comportements tout simplement déshonorants pour leur histoire et leur engagement.
Ce soir le Conseil National du Parti Socialiste doit acter très clairement la suspension de sa participation à tout cadre d’action collective commune avec la direction de LFI.
J’appelle à ce qu’une délégation du PS rencontre cette semaine les directions du PCF et d’EELV, puis d’autres partis (PRG, Place publique, Génération Ecologie, GRS, etc.), pour bâtir un nouveau cadre de travail, proposer des Etats généraux, un Front populaire comme l’a appelé Fabien Roussel, construire une union sincère et républicaine de la gauche et des écologistes.
Avec les forces de la société civile, nous travaillerons et proposerons un projet cohérent et positif, autour d’objectifs concrets et réalisables, avec un but commun : recréer l’espoir face à l’injuste politique macroniste et le danger de l’extrême-droite.
@Refondations1