Le régime algérien, en requérant 10 ans de prison contre Boualem Sansal - le double de la peine prononcée en première instance - s’apprête à condamner à mort en détention, de façon totalement arbitraire, notre compatriote, âgé et malade d’un cancer. Les mots manquent face à une telle ignominie.
La France doit enfin s’activer et se faire entendre face à cette énième provocation. Pour l’honneur de notre pays, pour la vie d’un homme, pour sa liberté d’être, de dire, d’écrire. Parce que la France a toujours défendu la Justice, la liberté d’expression, ses ressortissants injustement détenus.
Il y a quelques jours, notre diplomatie française s’empressait d’élever la voix et de montrer les muscles pour sortir Rima Hassan de sa fausse grève de la faim de quelques heures après sa croisière de communication. Depuis 7 mois, elle baisse honteusement les yeux sur le sort de Boualem Sansal, dont le seul tort est d’avoir embrassé la France, sa culture, sa langue, sa citoyenneté, son universalisme républicain.