Point de situation sur la canicule.
1/ La situation reste suivie avec la plus grande attention. Dans les EHPAD, la mobilisation engagée depuis 2003 pour protéger les aînés porte ses fruits : à ce stade, la situation demeure maîtrisée.
2/ Notre vigilance se concentre particulièrement sur les personnes isolées à leur domicile. C’est le sens des mesures proposées hier aux maires de France, notamment la mobilisation du réseau de facteurs en appui des communes et de leurs CCAS. Mais aucune organisation publique ne remplacera jamais complètement l’attention de chacun : appeler un parent âgé, prendre des nouvelles d’un voisin isolé, accompagner un proche fragile vers un lieu rafraîchi.
Dans cette crise, la solidarité est aussi une affaire de responsabilité individuelle.
3/ L’activité des hôpitaux est aujourd’hui très soutenue, d'où le déclenchement hier de la phase 3 du plan ORSAN.
Mais trop de personnes continuent notamment à pratiquer une activité physique malgré les températures et les alertes. Se mettre ainsi en danger, c’est ajouter une pression évitable sur les secours, les urgences et les services de réanimation. C’est malheureusement ce qui est constaté depuis hier par les équipes de soignants.
Le gouvernement en appelle là encore à la responsabilité individuelle.
4/ Même si une accalmie est attendue à la fin du week-end, ses effets ne seront pas immédiats dans nos hôpitaux. Il existe une inertie : les urgences continueront à prendre en charge les conséquences de ces journées de forte chaleur.
L’hôpital doit tenir. Continuons donc à respecter les consignes et les mesures prises localement par les maires et les préfets. L’État, les collectivités, les soignants et les secours sont pleinement mobilisés. Ils ont besoin de la responsabilité de chacun.